Nouveau contrôle technique 2018 : ce que la réforme va changer

Quelle était la situation avant la nouvelle réglementation du contrôle technique de 2018 ?

Depuis le 20 mai 2018, est apparu un nouveau contrôle technique automobile. Les automobilistes doivent cette évolution à l’application d’une directive européenne de 2014 visant à uniformiser les procédures de contrôle au sein de l’Europe. La réglementation du contrôle technique a été modifiée dans la perspective de réduire les morts sur la route de moitié entre 2010 et 2020, en limitant la circulation des voitures présentant des défauts et donc un danger potentiel pour le conducteur et les autres automobilistes. D’autre part, l’objectif est aussi de limiter la pollution des véhicules.

Quelle était la situation avant la nouvelle réglementation du contrôle technique de 2018 ?

Les automobilistes sont tenus de ramener leur voiture dans un centre de controle agréé au maximum quatre ans après l’achat de leur véhicule neuf pour le premier controle technique, puis tous les deux ans ensuite. Pour vendre un voiture, le propriétaire doit faire ce contrôle dans les six mois précédent la vente. A l’époque, les professionnels examinaient 123 points de controle technique, pour 453 défauts (renommées « défaillances ») détectables au total (un tiers entraînant une contre visite). Deux résultats pouvaient être prononcés :

  1. Favorable : dans ce cas, rien n’a été relevé ou alors des défaillances qualifiées de « mineures ». Il convenait alors au propriétaire de faire le nécessaire pour y remédier sans contre visite obligatoire ;
  2. Défavorable : lorsque le contrôle technique a été jugé défavorable pour cause de défaillance « majeure », le propriétaire avait jusqu’à deux mois pour régulariser sa situation avant une contre visite obligatoire.

Quels sont les changements apportés à ce nouveau contrôle technique ?

Davantage de défaillances

La validité du nouveau controle technique est la même qu’avant la réforme, à savoir deux ans. Le principal changement survenu avec cette réforme réside dans le nombre de défaillances pouvant entraîner une contre visite. Elles étaient d’environ 150 à l’époque et sont estimées à 470 dans ce nouveau système. Les points de contrôle n’augmentent quant à eux que de 10, passant de 123 à 133. Ces changements sont dus au fait que les experts vont, en plus d’observer les défaillances, devoir évaluer l’évolution de celles-ci, c’est-à-dire la dégradation possible d’une défaillance majeure dans le temps. Par exemple, un pot d’échappement mal fixé (défaillance majeure) qui menace également de tomber (défaillance critique). Depuis lors, trois résultats peuvent être prononcés :

  1. Favorable : l’examinateur n’a observé aucune défaillance ou seulement des défaillances mineures, parmi les 140 possibles. Pas de contre visite obligatoire ;
  2. Défavorable pour défaillances majeures : a été relevé des défaillances majeures parmi les 341 possibles. On y retrouve par exemple l’usure des disques et plaquettes de freins, usure des ballets d’essuie-glace, liquide de lave-glace à sec… Une contre visite réalisée deux mois plus tard devra donc constater que les réparations ont bien été effectuées par le propriétaire.
  3. Défavorable pour défaillances critiques : les dysfonctionnements observés constituent un danger assez important pour immobiliser le véhicule dès le lendemain du contrôle technique. Le propriétaire ne devra donc utiliser cette voiture que pour procéder aux réparations nécessaires. Une contre visite dans les deux mois suivant la constatation de ces défaillances critiques permettra de vérifier que ces réparations ont bien été effectuées. Ces défaillances critiques concernent par exemple la corrosion du châssis, un essieu fêlé, des pneus lisses, une fuite du liquide de frein, une fêlure du pare-brise, un siège conducteur mal fixé, un feu stop défectueux… Elles sont au nombre de 129.

Le prix du controle technique et sa durée augmentent

Le prix du controle technique et sa durée augmentent

Conséquence de ces changements ? Les experts devront l’être encore plus (Bac Pro nécessaire au lieu d’un BEP/CAP à l’époque) et la durée du contrôle technique va augmenter, entraînant une baisse du nombre de client par jour. Cela va obliger les professionnels à augmenter légèrement leurs prix. Sans compter la probabilité plus grande d’une contre visite… Les défaillances critiques devraient concerner entre 3 et 5% des véhicules du parc automobile français. Cependant, la libre fixation des tarifs couplée à la concurrence des centre de controle agréés pourraient faire baisser les prix. La durée du controle technique pourrait elle aussi rebaisser légèrement, le temps pour les professionnels de s’habituer aux changements dans leur pratique.

Comment détecter les défaillances critiques ?

Comment détecter les défaillances critiques ?

En cas de défaillance critique, le véhicule ne pourra plus être utilisé à partir du lendemain du controle technique, sauf pour la contre visite deux mois plus tard. Il apparaît ainsi difficile d’effectuer les réparations dans cette urgence, sans s’exposer à une amende pouvant aller jusqu’à 135 € et une mise en fourrière en cas de circulation non-autorisée. Afin d’éviter les mauvaises surprises le jour j, certains éléments sont faciles à vérifier soi-même et à remplacer en avance. En voici quelques exemples :

  • Détérioration du vitrage affectant la visibilité (fissures ou impacts multiples) ;
  • Absence de rétroviseurs ;
  • Siège conducteur mal fixé ou impossible à verrouiller ;
  • Point d’encrage des ceintures gravement détérioré ;
  • Fuite excessive de liquide (huile, refroidissement…) ;
  • Carrosserie mal fixée ou endommagée pouvant provoquer des blessures ;
  • Fêlure, corrosion excessive ou déformation importante d’un élément de châssis ;
  • Portes ne se fermant pas ou s’ouvrant toute seule ;
  • Pare-chocs non fixés ou endommagés pouvant provoquer des blessures ;
  • Usure des freins (plaquettes, disques, absence de liquide de frein…) ;
  • Pneu entaillé ou très usé ;
  • Jante gravement déformée ou usée ;
  • Risque de chute d’un élément d’échappement ;
  • Les feux stop ne fonctionnent pas ;
  • Etc.

Pour tout renseignement ou pour réserver un contrôle technique, notre équipe se tient à votre disposition par téléphone, par mail ou vous accueille dans un de nos centres de controle agrées à Tourrettes, Saint-Raphaël, Montauroux, Puget sur Argens, Vidauban, Fréjus et Grasse.